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Transformation à Plouharnel : an 4

Janvier 2025

L’année 2025 commence par la pose des clôtures. Il faut redresser les armoires électricité et gaz qui avaient quelque peu penché avec le temps et ajuster la position de la clôture pour qu’elle laisse les armoires accessibles. Un beau chantier d’une quinzaine de jours, avec résultat final très satisfaisant, mis à part une petite erreur due à une incompréhension lors de la validation des plans. Je souhaitais en effet des portillons de 1m de large pour laisser passer, en cas de besoins, de mini-engins de chantier. Mais les 1m d’espacement entre poteaux se traduisent en réalité (en raison de profilés nécessaires à poser le portillon et qui réduise la taille de passage) à un passage de moins de 90cm.

J’ai hâte que ce travail se termine, pour pouvoir — enfin— aplanir le tas de terre végétale qui est au coin de la maison depuis presque 6 mois, et planter la fin de ma haie fruitière. Je complète ce qui a été planté l’an dernier par un petit pêché (offert par un ami de mon fils), un prunier et un abricotier tous deux en forme naine, un goyavier, des boutures de murier sans épine et de groseillé que j’ai faites, et quelques petits arbustes et plantes à fleur. Nous faisons aussi poser un habilage métallique autour du robinet extérieur, afin de protéger le bardage des eclaboussures d’eau.

Avril 2025

Avec le beau temps, je m’attaque à un projet qui commence à dater : nous avions à Palaiseau un très bel abricotier qui a fini, il y a presque 10 ans, par mourir de sa belle mort. J’avais récupéré son tronc et l’avais mis à sécher pour un usage futur et, lors de mes multiples aller-retour Palaiseau-Plouharnel, je l’avais même embarqué dans ma voiture pour l’apporter en Bretagne. Je décide d’un faire un banc qui ira à côté de la porte d’entrée et nous permettra de nous assoir pour lacer/délacer nos chaussures. Je le façonne à la tronçonneuse, et le résultat un peu rustique, mais avec une très belle couleur, me comble de joie. Un banc en abricotier massif (quel luxe), petit souvenir d’un arbre que nous avions connu pendant des années à Palaiseau, est maintenant disposé devant notre porte d’entrée pour accueillir les visiteurs…

Equarrissage à la tronçonneuse….
… et le résultat final

Mai 2025

Le mois de mai est consacré à la pose d’une pompe à chaleur Air/Eau, en remplacement de la chaudière à gaz. Cette chaudière a été réparée de nombreuses fois, mais une n-ième panne nous convainc de la nécessité de la changer, ce qui nous permettra de mettre définitivement fin à notre abonnement au gaz, et aux émissions de CO2 associées à ce mode de chauffage. J’assiste au chantier et essaye de bien comprendre le fonctionnement de ce nouvel engin, couplé à un ballon tampon. Le plombier fait un très beau travail, et nous voilà bientôt pourvu d’une installation dotée de nombreuses vannes… un vrai tableau de bord high-tech ! La partie la plus stressante du chantier a été l’escalade du module externe, que nous avons décidé de poser sur le toit de notre extension, afin de la dissimuler à la vue de tous, de réduire ses éventuelles nuisances sonores, et surtout de réduire la distance à couvrir par le circuit reliant la pompe à chaleur et son module externe.

Notre PAC, une fois posée…
… et l’ascension de son module externe.

Juin 2025

Après avoir longtemps attendu que le couvreur se manifeste (il avait promis de me la poser…. un jour), je me décide à poser moi-même la belle girouette que nous avons choisie, cadeau de Noel offert par ma sœur et qui attendait d’être posée depuis. Cette volée d’hirondelle qui ont attendu le printemps me plait bien.

La fin du moi de juin est consacrée à la pose des panneaux solaires. J’ai mis un peu de temps à étudier ce projet, finalement très structurant pour l’avenir de notre -modeste- trajectoire énergétique et norte futur bilan carbone.

Côté panneaux, le sujet principal est le choix de la puissance totale à installer. Il faut trouver le bon conpromis entre la puissance pouvant couvrir correctement nos besoins en période hivernale (future pompe à chaleur pour la maison principale et chauffage élecrique de l’extension) et la consommation de notre véhicule électrique, et la « rentabilité » de l’installation. L’état a nettement baissé ses ambitions en matière de soutien à la filière photovoltaïque et les tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque pour l’autoconsommation avec vente du surplus viennent de baisser. Ils étaient depuis quelques années de 20 centime par kWh et il viennent de baisser à 4 centimes par kWh, soit bien moins que les 19 centimes/kWh du tarif réglementé auquel nous achetons l’électricité. Installer trop de capacité solaire entrainerait un investissement important, quasiment impossible à rentabiliser.

Mais nous avons une grosse incertitude sur nos besoins : installés depuis moins de 6 mois dans une maison assez largement rénovée nous n’avons aucun historique fiable pour estime ce que sera notre consommation électrique. Ce d’autant que l’actuelle chaudière à gaz doit être remplacée par une pompe à chaleur complètement électrique, avec un coefficient de performance lui aussi inconnu. Bref. Je mets en place un modèle avec plein d’hypothèses… et nous optons pour l’installation de 12 panneaux de 500W, soit 6kW, pourvus d’autant de micro-onduleurs (marque ).

Après pas mal de cogitations, nous avons choisi de ne pas avoir de batterie physique pour le stockage jour/nuit et nous optons pour l’offre innovante de la start-up MyLight150. Cette entreprise est un fournisseur d’énergie qui, moyennant un abonnement mensuel, « prend » tout le surplus de courant produits par les panneaux solaires et non instantnément consommés, et vous les restitue gratuitement quand vous en avez besoin (la nuit, pour l’alternance jour/nuit, ou même pendant queques jours en cas de temps déséspérement couvert). Cette solution fonctionne donc comme une « batterie virtuelle ». Le volume de stockage est limité en fonction de votre abonnement et permet d’éviter, dans une certaine mesure, de vendre trop d’électricité à EDF au tarif de 0,04 €/kWh pour la acheter quelques heures plus tard à 0,22 €/kWh. Elle évitye aussi les inconvénients de la batterie physique (volume de stockage limite, volume occupé dans la maison, risques d’explosion en cas d’incendie…). Dans notre cas, après quelques simulations pour estimer mes besoins, nous optons pour une batterie virtuelle de 100kWh. Cela peut être modifié, et nous verrons à l’usage quel est notre optimum économique (entre le coût de l’abonnement à la batterie, et son service rendu).

Pour ce qui concerne la pose, l’enteprise qui pose les panneaux est Sungreen energie (une entreprise de pose de panneaux solaires historiquement basée dans le sud-ouest mais qui a ouvert un bureau en Bretagne). J’étais un peu inquiet, vu la quantité de margoulins sur le secteur de la pose des panneaux solaires, mais je suis extrêmement satisfait du service et de la qualité de pose.

Une belle rangée de panneaux solaires posés « bord-à-bord » sur notre toiture

Notre panneau électrique est encore complété, cette fois par une belle armoire verte qui contient les dispositifs de gestion des panneaux, et de transfert vers EDF des surplus de production.

Juillet 2025

En début de mois, nous apprenons que le chantier de pose des pavé de granit, initialement prévu la première semaine de juillet, sera repoussé en Septembre. Nous allons encore passer l’été avec une allée pleine de sable !

Je reprends le travail sur la plateforme que j’avais construite l’an dernier et construit une veritable cabane avec porte, 3 fenêtre dont 2 avec volet et une avec une « baie coulissante » tirée d’un reste de plexiglass. La plupart des matériaux sont de récipération. Le toit est recouvert d’un reste de revêtement groudronné qua j’avais utilisé l’an dernier pour le remontage du toit de ma cabane de jardin.

Je suis particulièrement fier de mon escalier et du travail fait à la défonceuse pour encastrer les marches dans les limons.

Il reste à sécuriser l’escalier, et poser un peu de décoration, et la cabane est prête à accueillir ses occupants.

Août 2025

L’aspiration centralisée qui datait de 1997 rend l’âme. Je l’avais déjà réparée il y a 5 ans (bloc de commande éléctronique), mais cette fois c’est le réseau d’aspiration d’air qui se bouche. La cops métallique de l’appareil est rouillé et on ne peut plus attacher le filtre que par un système d’élastiques que j’ai bricolé. Bref, il est peu raisonnable de tenter de le réparer. De plus, le réseau de canalisation, qui a presque 30 ans, doit absolument être nettoyé. Nous décidons donc d’installer un nouvel appareil. L’entreprise bretonne Aspire, un des précurseur de ce type d’appareil en France, est contactée. Sa qualité de service a été irréprochable et nous bénéficions, outre la pose de ce nouvel appareil d’excellents conseils en termes d’accessoires. Bref, nous voilà avec une nouvelle installation plus puissante, plus silencieuse, et plus facile à entretenir !

Septembre 2025

Enfin, redémarrage du chantier de pose des pavés de granit. Je souhaite récupérer les anciens pavés pour les reposer moi-même sur mon petit patio (ancien emplacement de la cabane qui a été déplacée), et me voilà embarqué dans plusieurs séances de marteau perforateur, sous un soleil de plomb. Il faut d’abord les décoller, puis ôter la semelle de ciment-colle qui est sous chaque pavé. Je travaille sous pression : le chantier doit démarrer le 3 septembre ! Je finis juste à temps pour le chantier. Bonne nouvelle, il débute cette fois le jour-dit. La destruction de la chappe montre que nous avons eu raison de tout arrêter : l’ancienne chappe est très fragile, sans armature métallique ou béton fibré et il est presque certain qu’elle n’aurait pas tenu dans le temps. Fin septembre, la pose est enfin achevée et nous pouvons utiliser les deux places de parking pour nos véhicules.

Une pose enfin achevée.

Voilà, notre chantier de Plouharnel est fini à 99% : il ne manque que la refection de la bande d’enrobé rouge, sur la rue, qui a été très abîmé par le passage répété des engins. J’ai encore en tête plein de petites améliorations que je compte effectuer moi-même, mais ici s’arrête le projet « lourd », qui aura occupé pas loin de 4 ans.

Pour découvrir toute l’histoire de ce chantier :

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