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Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007

Au sommet du Posets

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Nous sommes juste de retour d’une semaine de randonnée avec Quentin dans les Pyrénées. Cette année, nous avons choisi un itinéraire principalement côté espagnol, avec comme point d’orgue l’ascension du Posets (3375 m), deuxième sommet des Pyrénées après l’Aneto. Cinq jours de marche entièrement en autonomie, avec quatre nuits de bivouac, des passages encore bien enneigés, quelques montées en crampons, beaucoup de solitude et une météo finalement plutôt clémente.

Notre boucle part du Pont du Prat, au fond de la vallée du Louron, passe en Espagne par le port d’Aygues Tortes, contourne presque entièrement le massif du Posets, rejoint la vallée d’Estós puis revient en France par le Portillon, le col des Gourgs Blancs et la vallée de la Neste de Clarabide.

Album photo complet (142 photos)

Traces Strava — 5 jours du 8 au 12 juillet 2007 — 68km / 5600m de D+.

8 juillet — Pont du Prat → port d’Aygues Tortes

Nous garons la voiture vers 9h00 au Pont du Prat, sous un temps couvert. Pont-de-Prat est l’usine mère et le centre de pilotage et de supervision de l’ensemble du groupement hydroélectrique du Louron. Un téléphérique industriel datant de 1930 relie directement le Pont de Prat à la centrale de La Soula. Son pylône supérieur possède un système unique à axe pivotant.

Nous remontons d’abord la vallée de la Neste de Clarabide en direction du refuge de la Soula. Le ciel est gris et les sommets restent largement accrochés par les nuages. Au bout de 2h de marche, nous atteignons la centrale de La Soula (Lassoula) : perchée plus haut à 1 690 m d’altitude, elle est alimentée en amont par les eaux des barrages de Caillaouas et de Pouchergues.

Refuge de la Soula, Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007

Nous laissons ensuite derrière nous la vallée principale pour monter vers le port d’Aygues Tortes. Le nom est assez évocateur : les aigües tortes, les « eaux tortueuses », désignent ses secteurs relativement plats où les torrents multiplient les méandres. La montagne est couverte de rhododendrons en fleurs.

Vallon d’Aygues Tortes (vue vers le Sud). De gauche à droite sur la ligne de crête : Pic d’Aygues Tortes (2873m), Port d’Aygues Tortes (2683m), Pointe du Sabre (3136m), Pic Schrader ou Grand Batchimale (3175m), Petit Batchimale.
Vallon d’Aygues Tortes (vue vers le Nord-Est)

À mesure que nous approchons de la frontière, le paysage devient plus minéral. Nous atteignons finalement le vieux port d’Aygues Tortes et son altitude respectable de 2687m (belle montée de 1400m de D+ depuis Pont du Prat). Nous nous retournons pour découvir une belle vue d’une ligne de crêtes se termonant au Pic des Gourds Blancs

Vue vers le Nord-Est du col d’Aygues Tortes. Sur la ligne de crête de gauche à droite : Pic de Belle Sayette (2812m, Pic de Hourgade (2964m), Pic d’Arrouge (2925m), Pic des Spijeoles (3065m), Pic des Gourds Blancs (3129m)

Côté Espagnol, nous découvrons l’imposant massif du Posets, que nous avons l’ambition de « conquérir » le surlendemain.

Vue vers le sud depuis le col d’Aygues Tortes. Le Pic d’Aygues Tortes est à droite. Le massif du Posets se détache au centre. Sur la crête de gauche à droite : Posets (3369m), Las Espadas (3321m). Plus loin : Tuca de la Forqueta (3010m), Tuca de Grist (3009m)

Nous ne trouverons pas la mythique borne frontière 330, gravée sur un rocher et à moitié effacée, que des générations de randonneurs on cherchée avec plus ou moins de réussite.

Borne frontière n°330 (Source Alain Gillodes)

Nous redescendons environ 200m de D- côté espagnol et trouvons vers 16h30 une première pelouse assez plate pour poser notre bivouac, tout près du Barranco de Añes Cruces sur fond majestueux de la face Nord du Poset. Le temps se dégage, et nous passerons la soirée à admirer les jeux de lumière sur le massif autour duquel nous allons tourner pendant les quatre jours suivants. Son sommet n’est qu’à cinq kilomètres à vol d’oiseau. Mais il nous faudra le contourner complètement pour le gravir par sa face Sud.

Bivouac face au Posets, vers 2400m
Vue vers le sud depuis notre 1er bivouac. Le Pic d’Aygues Tortes est à droite. Le massif du Posets se détache au centre. Sur la crête de gauche à droite : Posets (3369m), Las Espadas (3321m). Plus loin : Tuca de la Forqueta (3010m), Tuca de Grist (3009m)

9 juillet — Biados → collado de Eriste → Llardana

Nous nous réveillons sous un ciel bleu, juste au dessus d’une mer de nuage qui nous cache la vallée de Viados. Nous repartons peu avant 8h.

Vallée de Viados sous les nuages

La première partie de la journée consiste surtout à perdre de l’altitude. Nous descendons vers la vallée de Viados avec le massif du Posets qui change progressivement de visage à mesure que nous le contournons par l’ouest.

Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007
Début de la montée vers l’Ibon des Millas, Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007
Col de Eriste sur la gauche. Le lac « Iboń des Millas » est dans le creux au milieu de la photo

Vers midi, nous faisons notre pause près de l’ibón de Millás.

Lac Iboń des Millas

Après le déjeuner, il faut recommencer à monter. Nous prenons la direction du collado de Eriste. Le paysage devient progressivement plus minéral et la montée occupe une bonne partie de l’après-midi.

Montée dans les névés en direction du Collado de Eriste

Nous franchissons le col puis redescendons vers le vallon de Llardaneta. Nous installons notre deuxième bivouac vers 15h. Et nous ne sommes pas complètement seuls. Nous aperceons une harde d’une dizainte d’isards au loin, qui traversent un névé. Nous les suivons des yeaux et ils se rapprochent de nous, passant finalement toutà fait tranquillement à une dizaine de mètres de notre bivouac. Ils semblent manifestement plus chez eux que nous.

Vue depuis le col de Eriste en regardant vers l’Est et le lac Iboń de Llardaneta.
Bivouac près du lac Iboń de Llardaneta

La température baisse rapidement dès que le soleil disparaît derrière les crêtes. La nuit sera froide. Demain, le réveil sonnera tôt : nous sommes installés pratiquement au pied du Posets.


10 juillet — le Posets

Départ tôt le matin. Ce matin, il n’y a plus aucune trace de nuages. Nous laissons la tente et la plus grande partie de notre matériel au bivouacet nous nous dirigeons vers le pic des Posets avec un sac léger.

Lac Ibon de Llardaneta. Tuca de la Forqueta (3010m) et col de Eriste à sa droite. Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007
Vue de la vallée de Lladaneta. Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007

Nous empruntons le canal Fonda, un vaste couloir, encadré par les falaises de la Tuca alta à droite, et de la Diente de Llardana  à gauche. La “voie royale” est presque entièrement à l’ombre et constitue un véritable couloir de neige, assez pentu. Nous décidons, par sécurité de mettre nos crampons. Cette neige persistante n’a rien d’exceptionnel. La Canal Fonda constitue un véritable piège à neige : étroite, encaissée et peu exposée au soleil le matin, elle conserve longtemps ses névés.

Avec les crampons dans la voie royale
Voie royale en montant vers le pic de Posets (vue vers le bas)

Nous débouchons finalement sur un col, vers 3000 mètres, où nous faisons une petite pause. La suite se déroule sur une large épaule qui rejoint progressivement la crête. Puis le terrain devient plus impressionnant. Une sente étroite contourne la crête par la droite. Le passage n’est pas techniquement très difficile, et le vide juste en dessous incite à regarder où nous posons les pieds. La sente finit par disparaître. Il faut alors remonter sur la gauche dans les rochers pour rejoindre l’arête puis le sommet, que nous atteignons un peu avant 10h du matin.

La partie la plus aérienne de la montée

Nous sommes seuls. À cette altitude (3375m) la vue à 360° est magnifique sur toute la chaîne des Pyrénées. En regardant vers la France, nous admirons le massif du Mont Perdu, encore très enneigé pour la saison. À sa droite, le massif du Néouvielle, avec le Pic Campbeil qui nous avons grimpé l’année précédente.

Vue à 360° depuis le sommet du Posets

Massifs du Mont Perdu (à gauche) et du Néouvielle (arrière-plan à droite) vus du Posets

Plus à l’est, c’est le magnifique Pic des Gourds blanc qui domine une pente étagée de grandes écaille rocheuses et la crête qui le relie au Pic Perdiguère dont nous allons faire le tour les jours prochains.

Pic des Gourds Blanc (3065m) et Perdiguères (3222m) avac à gauche en arrière plan le Petit et Grand Quayrat

Coté Espagnol, nous découvrons l’imposant massif du Pic d’Aneto, le point culminant des Pyrénées avec ses 3404m. Son sommet n’est que 29m plus haut que celui du Posets, où nous sommes. Bref, nous nous sentons -presque- sur le toit des pyrénées.

Massif du Pic d’Aneto (3404m)

Curieusement, le Posets a été gravi relativement tard. L’Aneto, pourtant plus haut, avait été atteint dès 1842. Il faut attendre le 6 août 1856 pour que le Britannique Henry Halkett, accompagné des guides luchonnais Pierre Redonnet, dit Nate, et Pierre Barrau, parvienne au sommet du Posets. À cette époque, une bonne partie des grands sommets pyrénéens avaient déjà été gravis. Le Posets restait pourtant relativement méconnu, sans doute en partie parce qu’il est profondément enclavé dans la chaîne. Henry Russel, qui y monta en 1864, avait reparqué le panorama du haut du Posets .

La vue du pic Posets est d’une splendeur incomparable. Même aujourd’hui, après en avoir tant contemplé d’autres, je la juge comme <…> la plus belle et la plus étendue de toutes les Pyrénées. Une grande hauteur et l’isolement, tel est peut-être le secret de cette magnificence.

Henry Russel, Souvenirs d’un Montagnard, 1878

Plus d’un siècle et demi après lui, et seuls au sommet par une belle matinée de juillet, nous n’allons pas le contredire.

C’est le moment de faire demi-tour et de revenir au bivouac par la même voie (sur l’arrête rocheuse, vers 3000m, nous croisons les premiers randonneurs). Nous parvenons au bivouac pour y prendre le repas de midi. La tente est entourrée par la troupe d’isards que nous avons vus la veilles. Nout replions la tente, puis redescendons “hors sentier” pour rejoindre le lac Ibon de Crist.

Ibon de Grist vu de la montée vers le Col de la Plan

Nous gagnons ensuite le collado de la Plana (2702 m), d’où nous redescendons en traversant d’immenses massifs de rhododendrns pour atteindre le le lac Agujas de Penamo. Nous décidons d’y bivouaquer.

Petit lac au sommet du Collado de la Plana
Vue vers l’Est depuis le Collado de la Plana
Bivouac près du lac Agujas de Perramo

11 juillet — vallée d’Estós → lac Blanc

Réveil très matinal : nous démontons rapidement le bivouac et repartons vers 7h pour reprendre notre descente vers la vallée d’Estós. Le paysage change encore une fois. Après les pierriers et les névés du Posets, nous retrouvons progressivement l’eau, les pelouses puis la végétation de la vallée.

Au petit matin en descendant vers le vallon de Batiziellas
Au petit matin en descendant vers le vallon de Batiziellas

Nous arrivons au refuge d’Estós vers 11h. Après plusieurs jours de bivouac, le refuge représente momentanément un petit retour à la civilisation. Nous y prenons un petit rafraîchissement et en profitons surtout pour passer un rapide coup de téléphone à Valérie et Geoffroy. Tout va bien.

Nous continuons à descendre la vallée d’Estos, puis nous passons la très belle Cabaña del Turmo, où nous franchissons le Rio Estos sur une passerelle.

Nous cherchons sur la gauche le début de la montée vers le Lac Blanc de Literolle et nous nous engageons pour une montée de 90Om, passant de 1800m à 2700m. Nous retraversons tous les étages de végatation : le départ est dans une forêt, puis on traverse les pelouses. Nous nous retournons pour admirer le fond de la vallée d’Estos sous le soleil.

Vallée de Estos en regardant vers l’Ouest à partir du bas de la montée vers le lac Blanc

La végétation se raréfie. Les pelouses laissent place aux blocs, puis presque plus rien. Nous pénétrons dans un univers de plus en plus minéral, dominé par les hauts sommets de la frontière. En nous retournant, nous avons une très belle vue sur le massif de la Maladeta et le pic d’Aneto et, plus à l’Ouest, le Posets d’où nous venons.

Pics d’Aneto (gauche) et Posets (droite)
Pic d’Aneto, vu depuis la montée vers le lac Blanc, Randonnée dans les Pyrénées

Finalement apparaît le lac Blanc, à environ 2750 mètres. Le lieu mérite son nom. Même en ce début juillet, des blocs de glace flottent encore sur l’eau. Tout autour, la montagne est presque entièrement minérale couverte de plaques de neige encore assez abondantes.

Lac Blanc (Ibon Blanc). Pico Roio (3143m), col de Litérole, Pico Crabiolas (3116m), Col des Crabioles, Pic Malpas (3109m)

Il y a des cailloux partout et il n’est pas facile de trouver un emplacement correct pour monter notre tente. Je me sasn sans énergie après cette longue montée (probablement un petit début d’hypoglycémie). Finalement, Quentin nous déniche un chouette emplacement et nous installons notre tente à proximité du lac. À cette altitude, une fois le soleil disparu, la température chute rapidement.

Bivouac près du Lac Blanc de Litérole

La nuit sera très froide mais le lendemain matin nous offrira probablement le plus beau réveil de toute la randonnée.


12 juillet — Litérole → Portillon → Tusse de Montarqué → Gourgs Blancs → Pont du Prat

Le matin est splendide : Ciel bleu, lumière éclatante et air froid et sec. Après la nuit glaciale, la montagne semble presque figée. Nous démontons le bivouac et contournons le lac. Devant nous se dresse la montée vers le col inférieur de Litérole.

Lac Blanc (Ibon Blanc) au matin. Pico Roio (3143m), col de Litérole Inférieur, Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007
Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007
Lac Blanc (Ibon Blanc) au matin. Vue du Pic Perdiguère (3222m) et du Pico Roio. Col de Litérole inférieure à droite, Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007

La neige est encore dure. Nous remettons donc les crampons. C’est probablement l’un des plus beaux passages de la randonnée : nous progressons sur la neige au-dessus du lac encore encombré de glace, dans la lumière froide du matin.

Au dessus du lac de Litérole inférieur
Col de Litérole inférieure
Belles pentes de la partie finale du col
Vue vers le Lac Blanc depuis la montée vers le col de Litérole

Nous atteignons le col et faisons une petite pause casse-croûte. En contrebas apparaît le lac du Portillon, retenu par son barrage. Nous piquons vers lui, traversant un immense pierrier.

Lac du Portillon vu depuis le col de Litérole. De gauche à droite : Pic des Gourds Blancs, col des Gourds Blancs, Tusse de Montarqué (premier plan), Pic des Spijéoles (second plan), et Pic Lézat /Brèche Lézat. , Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007
Lac du Portillon vu en redescendant du col de Litérole. De gauche à droite : Pic des Gourds Blancs, col des Gourds Blancs, Tusse de Montarqué (premier plan), Pic des Spijéoles (second plan)

Un petit “rafraîchissement” au refuge, puis nous remontons vers la Tusse de Montarqué (2889m) sur laquelle nous nous faisons la pause de midi. Avec ses 2889m, ce sommet n’est pas un 3000 et reste modeste à côté du Perdiguère et des Gourgs Blancs qui l’entourent. Sa position en fait en revanche un remarquable belvédère sur cette partie particulièrement découpée de la chaîne. Nous retournant vers le lac du Portillon, nous avons une belle vue sur le col de Litérole que nous venons de passer et le grand pierrier qui en descend.

Lac du Portillon vu en montant vers la Tusse de Montarqué. De Gauche à droite : Grand Quayrat (3060m), Pic Lézat, Pico Crabiolas

Un randonneur accompagné de son chien mange pas très loin de nous : Quentin le regarde avec envie déguster une pizza. C’est vrai que nous fonctionnons au pains sec Vasa depuis 4 jours ! Après la pause déjeuner, nous progressons avec des vues superbes vers le col du Pluviomètre.

Le pluviomètre du col du même nom

Nous montons ensuite vers le col des Gourds Blancs. Nous recramponnons, bien que cela ne soit pas vraiment nécessaires car la pente n’est pas très forte, et la neige est très molle. Mais c’est pour le fun : autant ne pas avoir transporté les crampons pour rien !

Randonnée dans les Pyrénées, Juillet 2007
Col des Gourds Blancs vu depuis le col du pluviomètre, encadré du Pic des Gourds Blancs et du Pic Gourdon / Pic des Spijeoles,
Vers le col des Gourds Blancs
Vue vers l’Ouest en resdescendant du col des Gourds Blancs

Arrivés au col, nous envisageons de redescendre pour bivouaquer près d’un des lacs qui jalonnent la descente. Mais en redescendant, on croise de plus en plus de monde… et nous abandonnons l’idée de camper. Après ces quelques jours de solitude, nous voulons rester sur l’image de notre dernier bivouac sauvage.

Lac du milieu et Lac des Isclots

Nous poussons donc jusqu’au refuge de la Soula, puis nous descendons à vitesse grand V jusqu’à Pont du Prat, auquel nous arrivons vers 17h, après une longue et belle dernière étape. Un petit coup de fil, et nous réservons une nuit à l’hôtel à Saint-Lary-de-Soulan.


Cinq jours autour du Posets

Ainsi se termine notre périple autour du Posets. Nous n’aurons passé que peu de temps au sommet du Posets, mais il me reste de très belles images de la série de bivouacs qui auront jalonné notre itinéraire. Celui du premier soir, lorsque les nuages s’écartent enfin pour révéler la face nord du Posets. Celui de Llardaneta, entouré d’isards. Les Rhododendrons du Lac Agujas de Perramo. Et surtout le dernier, au bord du lac Blanc, dans ce décor presque polaire où des morceaux de glace flottent encore en plein mois de juillet.

Elle me restera longtemps, cette image du lac glacé, et de notre tente perdue à près de 2800 mètres et, au matin, un ciel parfaitement bleu !